Et bien, c’est revenir au bon sens ! Mais le bon sens au jardin, on ne sait plus trop bien dans quel sens ça va justement… Comment faisaient nos grands-parents ? voilà une bonne question !
Avant les années 50, il n’y avait aucun produit d’utilisé dans les potagers vivriers, tout simplement parce qu’ils n’existaient pas. C’est avec le levier de la ‘révolution verte’ d’après babyboom (entendez par là, l’avènement des produits chimiques) et avec lui, le spectre d’une éventuelle famine, que tout s’est accéléré sur la mise en place des produits chimiques. A ce moment de notre histoire, ça paraissait presque logique, puisque les insectes prélevaient près de 30% des cultures, que de mettre en place des stratégies drastiques pour conserver la nourriture en priorité aux hommes et ainsi assurer à tous une assiette remplie.

Alors… ils faisaient comment pour avoir de si beaux potagers nos aïeux ? D’abord, le respect des saisons dans l’assiette… Vous allez dire que ce n’était pas un choix car évidemment, quand on fait pousser des fraises dans son lopin de terre, on se rend bien compte que la récolte se fait de mai à octobre, et qu’après ça, le fraisier est en dormance! Puis, il y a le respect de la terre pour qu’elle reste vivante, qu’elle nourrice bien nos végétaux, et du fait, on oublie les labours qui chamboulent toute la vie du sol et on pratique la rotation des cultures sur au moins 4 ans. On biodiversifie ses comestibles, et si on remonte encore plus avant dans notre histoire, les potagers du Moyen-Age comptaient plus de 70 variétés différentes de légumes…
Respirez, l’air est pur dans un jardin au naturel !