Il y a compostage et compostage. Celui en tas que l’on fait dans un composteur et celui de surface qu’on l’on fait à même le sol. D’ailleurs, c’est vrai que ce dernier s’apparente plutôt à une sorte de paillage…

 

Et oui, parce que la fermentation qui va se faire dans de tas de compost, fermentation atteinte grâce à la masse et à la hauteur du tas qui en quelque sorte ‘chauffe’, et bien quand on étale son compost au sol, la fermentation a bien du mal à se faire et d’ailleurs ne se fait pas du tout ! Donc du coup, même si l’on annonce un ‘compostage de surface’, effectivement la méthode est plus proche du paillis. N’empêche, vos déchets en surface vont tout de même se décomposer et enrichir le sol, ceci au fil des mois.

Le gros avantage de cette méthode réside dans le fait de demander beaucoup moins de travail que les tas de compost, car ceux-là, il faut les brasser, les aérer ! Le compostage de surface est un paillis efficace qui limite aussi les herbes indésirables et garde l’humidité du sol. En plus, les déchets organiques, une fois étalés, sont intégralement disponibles pour les micro-organismes du jardin.

Le geste est simple ! Tiens en ce moment, vous allez cueillir un ou deux poireaux pour réaliser votre potage préféré, et bien il suffit de vous munir d’un couteau et de couper les parties que vous n’allez pas cuisiner (le haut des feuilles, les racines), et hop, vous les laisser sur le sol, au pied des autres poireaux encore en terre. Après quoi, il vous suffit de rajouter quelques feuilles mortes sur les déchets ainsi laissés, ceci pour reprendre les bases d’un compost équilibré : déposer autant de déchets humides que de déchets secs. Et en plus, d’un point de vue esthétique, les feuilles mortes au sol, à l’instar de la forêt, c’est plutôt très joli, non ?